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DOSSIER HORMONES

Par Micheline O’Shaughnessy, B.A. Recherchiste spécialisée dans le dossier de l’hormonothérapie. Publié dans L’Émeraude Plus de mai-juin 2004

 

Des solutions naturelles pour traiter l'endométriose

     On estime qu’une femme sur 10 souffre d’endométriose. Il s’agit d’une des affections les plus douloureuses de la femme, et pourtant la médecine n’offre pas de solution satisfaisante à ce problème, d’autant plus que l’on n’en connaît pas encore vraiment l’étiologie.

     L’endométriose est une maladie causée par l’implantation de cellules de l’endomètre (qui est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) un peu partout dans l’abdomen, p. ex. sur les ovaires, les trompes, les intestins et la vessie. Parmi les théories médicales qui ont cours en ce moment, on croit que l’endométriose pourrait être le résultat d’un reflux de fluide menstruel via les trompes de Fallope, permettant à des cellules de l’endomètre de s’implanter et de proliférer dans la cavité abdominale. D’autre part, on croit qu’il pourrait s’agir de cellules embryonnaires non différenciées qui se mettent à proliférer spontanément sous l’effet de l’oestrogène, en particulier de l’oestradiol. Prenant les caractéristiques des cellules de l’endomètre, ces cellules forment des tissus qui répondent à la stimulation de l’oestrogène en se gonflant de sang pendant le cycle menstruel. Au moment des menstruations, l’endomètre se défait et s’écoule par le vagin. Par contre le sang contenu dans les tissus endométriaux qui croissent dans l’abdomen ne peut aller nulle part et cause une inflammation très douloureuse.

     Un spécialiste britannique, le Dr David Smallbone, M.D., souscrit à la seconde théorie et croit que cette prolifération spontanée de cellules endométriales pourrait être causée, entre autres, par le manque de progestérone dès le jeune âge. Ce serait le résultat de cycles anovulatoires qui peuvent se produire dès la puberté, surtout lorsque les menstruations arrivent tôt. Le Dr Smallbone croit que les contraceptifs oraux sont également impliqués dans l’incidence de l’endométriose, dont les premiers symptômes se manifestent souvent dans la vingtaine et même plus tôt.

Les principaux symptômes ou indices de l’endométriose sont :

  • des crampes menstruelles très douloureuses

  • des crampes intermenstruelles, surtout juste avant l’ovulation

  • des relations sexuelles douloureuses

  • l’infertilité sans autre cause connue

  • des douleurs semblables à celles causées par la cystite

  • une douleur pelvienne généralisée

  • un historique de kystes sur les ovaires.

  •      Parmi les facteurs qui peuvent aggraver l’endométriose, notons  : la dominance en oestrogènes, les carences nutritionnelles surtout à l’adolescence, l’exposition aux produits chimiques à effets oestrogéniques (les BPC, les dioxines, etc.), les déficiences du système immunitaire, les problèmes d’auto-immunité, la présence de candida albicans, les traumatismes émotionnels et stress chronique.

    L’approche médicale

         Après avoir fait un diagnostic par laparoscopie, le traitement médical fait appel à des médicaments comme le Danazol pour supprimer les menstruations et à la chirurgie, également par laparoscopie. On « gratte » les organes où se sont implantés ces tissus endométriaux. Comme ces traitements n’éliminent pas le problème, bien des femmes doivent subir plus d’une opération. Le processus aboutit souvent à l’ablation de l’utérus et des ovaires. D’ailleurs, l’endométriose est la deuxième raison majeure pour l’hystérectomie.

    Les approches naturelles

         Sur le plan de la nutrition, il est important d’éliminer le « junk food » dès l’adolescence. La surconsommation d’hydrates de carbone (sucre et céréales raffinées), de boissons gazeuses, de caféine, de fritures et d’huiles végétales hydrogénées dont la margarine sont autant de facteurs qui peuvent causer des cycles anovulatoires, des kystes ovariens et de l’endométriose. Il est également suggéré de minimiser la consommation de produits laitiers. De plus, il est bon d’utiliser un supplément de vitamines B et E, et de faire de l’exercice aérobique.

         Il faut également faire un effort pour résoudre les conflits émotionnels car il est reconnu que les femmes victimes de traumatismes émotionnels, surtout d’abus sexuel, sont plus à risque de faire de l’endométriose.

        Si possible, évitez de vous exposer aux substances toxiques – attention à l’arrosage des pelouses avec les herbicides et les insecticides. (En passant, avis aux femmes enceintes : le foetus est très sensible aux xénoestrogènes et plusieurs experts croient qu’une telle exposition cause des problèmes hormonaux plus tard.) Et ne buvez pas l’eau du robinet si elle est traitée chimiquement.

         En médecine douce, les ajustements chiropratiques, l’homéopathie et l’acupuncture peuvent aider. Un traitement très efficace consiste à appliquer des compresses chaudes d’huile de ricin sur l’abdomen une demi-heure par jour.

    L’utilisation de progestérone bio-identique

         Dans son livre « Tout savoir sur la préménopause », le Dr John Lee fait remarquer que les symptômes de l’endométriose disparaissent presque totalement pendant la grossesse pour ressurgir après l’accouchement. La concentration élevée de progestérone pendant la grossesse expliquerait en grande partie, selon lui, la disparition de ces symptômes. Il suggère l’utilisation de progestérone transdermique à raison de 60 à 80 mg par jour, du 5e au 28e jour du cycle. Il suggère également d’éviter les contraceptifs oraux.

         J’ai entendu à maintes reprises, au cours de mes conférences, des témoignages émouvants venant de femmes qui ont utilisé une crème à la progestérone bio-identique pour contrôler cette maladie. Je vois encore une dame de Trois-Rivières, âgée d’environ 35 ans, raconter à l’assemblée une histoire navrante de souffrances et d’interventions chirurgicales à répétition. Elle était en arrêt de travail, faisait une dépression et avait des idées suicidaires quand elle avait commencé à utiliser une crème à la progestérone bio-identique. À peine un mois après, ses douleurs s’étaient atténuées au point qu’elle avait pu retourner travailler et avait repris goût à la vie. Elle avait terminé en disant : « Cette crème m’a sauvé la vie. Quel dommage de ne pas l’avoir découverte plus tôt. J’ai perdu dix ans de ma vie. » À cela j’ai répondu : « Quel dommage que les médecins ne connaissent pas encore les bienfaits de la crème à la progestérone bio-identique pour traiter l’endométriose. Combien de femmes retrouveraient une qualité de vie que ne peuvent leur offrir actuellement les traitements médicaux conventionnels. »

    Références :

    Entrevue avec le Dr David Smallbone, M.D. publiée dans le bulletin John R. Lee Medical Letter, mai 1999.

    Tout savoir sur la préménopause, par John R. Lee, M.D. Éditions Sully

     

    Pour tout renseignement : 1-800-486-0535.

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