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DOSSIER HORMONES

Par Micheline O’Shaughnessy, B.A. Recherchiste spécialisée dans le dossier de l’hormonothérapie, publié dans L’Émeraude Plus de août-septembre 2008

 

L'oestriol pourrait-il être l'élixir des femmes ménopausées ?

Lorsque les femmes arrivent à la ménopause, elles doivent faire face à une décision difficile concernant le remplacement hormonal. Il est tout à fait vrai, comme l’affirme la Dre Sylvie Demers dans « Hormones au féminin »1, que cette décision pourrait avoir un impact sur leur santé, leur qualité de vie et même leur longévité. La production naturelle des hormones stéroïdes (oestrogène, progestérone, DHEA, testostérone), qui jouent un rôle vital dans le corps, baisse rapidement et les perturbations hormonales et systémiques qui s’ensuivent affectent la qualité de vie des femmes souvent de façon dramatique. 

Heureusement pour les femmes qui ont besoin d’un remplacement hormonal pour contrôler leurs symptômes ou pour prévenir certains problèmes de santé – en particulier l’ostéoporose – de plus en plus de médecins délaissent maintenant les hormones non bio-identiques comme le Premarin® et le Provera®  et prescrivent des hormones bio-identiques comme Estrogel® et Prometrium®. Cependant, cette nouvelle THS est basée sur l’usage de produits contenant de l’oestradiol, qui est l’oestrogène le plus stimulant pour la multiplication cellulaire. Cet oestrogène  est surtout produit pendant le cycle menstruel pour faire proliférer les cellules de l’endomètre en vue d’une grossesse possible. Au fur et à mesure que nous vieillissons, l’oestradiol devient un oestrogène plus dangereux car la multiplication cellulaire risque davantage de produire des mutations à cause de la réplication imparfaite de l’ADN qui vient avec l’âge.  C’est probablement la raison pour laquelle notre corps, dans sa sagesse, ne produit presque plus de cette hormone à la ménopause. Donc, de chercher à remplacer cet oestrogène à des niveaux tels que suggère la Dre Demers est un risque que bien des femmes (et leurs médecins) vont hésiter à prendre.

Mais il y a une alternative. Notre corps continue de produire d’autres oestrogènes moins puissants même après la ménopause. Les deux principaux sont l’oestrone et l’oestriol. L’oestrone est un oestrogène qui est utilisé dans les THS mais malheureusement il comporte aussi certains risques et peut se convertir en oestradiol dans le foie. Il reste donc l’oestriol – le plus faible des trois. C’est un estrogène que la médecine a largement ignoré jusqu’ici, ne le croyant pas en mesure de donner des résultats satisfaisants pour traiter les symptômes de la ménopause et obtenir des bons effets au niveau de la santé des os et du système cardiovasculaire. Cependant, la recherche découvre de plus en plus les vertus de l’oestriol et on se rend maintenant compte que sa faiblesse pourrait bien être sa force et en faire un véritable élixir pour les femmes ménopausées.

L’innocuité de l’oestriol a été démontrée entre autres par une importante étude menée par l’Institut de santé publique de Berkeley (Californie)1 où l’on a comparé les niveaux d’oestriol pendant la grossesse à l’incidence du cancer du sein 40 ans plus tard chez 15  000 femmes. L’oestriol est plus abondant pendant la grossesse, et les chercheurs ont constaté que les femmes dont le niveau d’oestriol avait été le plus élevé relativement aux autres oestrogènes jouissaient, 40 ans plus tard, d’une réduction de 58 % du risque de cancer du sein comparé aux femmes qui avaient produit des niveaux moins élevés de cet oestrogène.  

Dans le numéro courant de sa revue (août 2008)2, la Life Extension Foundation des É.-U. donne une liste impressionnante de 62 références à des études scientifiques qui confirment ce qui suit :

q       L’oestriol est sécuritaire. Les études démontrent que cet oestrogène n’augmente pas le risque de cancers hormonodépendants du sein ou de l’endomètre. Mais son action oestrogénique plus faible ne l’empêche pas de réduire les symptômes de la ménopause tels que les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale. Bien que l’administration orale de l’oestriol semble sécuritaire à court terme, comme pour les autres oestrogènes les chercheurs croient que l’application transdermique est préférable. Par contre, comme avec les autres oestrogènes, il faut toujours que la progestérone fasse partie de la THS, qu’une femme ait son utérus ou non.

q       Bienfaits au niveau cardiovasculaire. Les preuves s’accumulent que l’oestriol pourrait offrir une protection pour le système cardiovasculaire. Par exemple, dans une étude, une dose quotidienne de 2 mg par jour d’oestriol a produit une baisse significative de la tension artérielle. Chez des femmes âgées, l’oestriol a fait baisser le cholestérol et les triglycérides.

q       Bienfaits pour la santé des os.  Dans une étude menée au Japon, 2 mg par jour d’oestriol combiné à 800 mg de lactate de calcium a produit une augmentation de la densité osseuse et une diminution des symptômes de la ménopause. Dans une deuxième étude, les chercheurs ont administré 1 000 mg de calcium seul (sans oestriol), et dans ce cas la densité osseuse a diminué.

q       Bienfaits dans le traitement de la sclérose en plaques.  Il est reconnu que les femmes souffrant de cette maladie bénéficient d’une rémission pendant la grossesse, phénomène qui a été attribué à l’augmentation du niveau d’oestriol. Le rôle de l’oestriol pour réduire les lésions cérébrales dues à cette maladie a été confirmé par plusieurs études scientifiques, et les études se poursuivent sur le rôle de l’oestriol dans le contrôle d’autres maladies auto-immunes, même chez les hommes. 

q       Bienfaits pour le tractus urinaire chez les femmes ménopausées.  Des études à double insu ont démontré la capacité de l’oestriol de traiter les problèmes d’incontinence et les infections du tractus urinaire qui affectent la qualité de vie de tant de femmes ménopausées.

En conclusion, la Life Extension Foundation déplore que les résultats de différentes études basées sur des hormones non bio-identiques aient créé un environnement où les femmes ménopausées souffrent des conséquences de carences et déséquilibres hormonaux qui ont un impact dévastateur sur leur qualité de vie et même sur leur santé, mais n’osent pas toucher aux hormones par peur du cancer. Des changements au style de vie, une alimentation saine plus biologique et végétarienne, une supplémentation judicieuse et en particulier l’ajout de vitamine D dont les propriétés anticancer sont maintenant reconnues dans tout le monde scientifique, sont autant de facteurs qui réduiront l’incidence des cancers de toutes sortes. Ajouter à cela une THS basée sur l’oestriol et la progestérone bio-identiques, pourrait bien faire toute la différence pour retrouver une vitalité que bien des femmes croient à jamais perdue.

 

Références

1  Demers, Dr Sylvie, Hormones au féminin, Les Éditions de l'homme

 

http://www.lef.org/magazine/mag2008/aug2008_Estriol-Its-Weakness-is-its-Strength_01.htm

 

 

Nota : La crème à l’oestriol bio-identique est disponible en vente libre aux É.-U. mais pas au Canada. Renseignez-vous auprès de Santé 2000 pour les façons d'obtenir ce produit au Canada et en Europe.

 

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