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Questions fréquemment demandées

 

Q. Qu’est-ce que l’équilibre hormonal?

R. Il s’agit de l’équilibre entre les hormones sexuelles (oestrogènes, progestérone, testostérone, etc.). Notre corps produit toute une gramme d’hormones qu’on appelle « sexuelles » car elles ont un rôle au niveau de la différenciation des sexes et de la procréation (p. ex. les oestrogènes sont responsables de la forme du corps des femmes et les androgènes de celle des hommes). Par contre, hommes et femmes produisent toute la gamme des hormones sexuelles, qui portent également le nom d’ « hormones stéroïdes» car elles sont produites à partir du cholestérol. Ce qui fait la différence entre les sexes c’est la quantité que nous produisons de chaque hormone. Donc, d’une part l’équilibre hormonal consiste à avoir les bonnes proportions d’hormones sexuelles pour notre sexe. Mais il y a plus : toute leur vie durant, hommes et femmes produisent une hormone dont le corps se sert pour équilibrer les oestrogènes et les androgènes : c’est la progestérone. La majorité des cas de déséquilibre hormonal surviennent lorsque le corps est incapable de fabriquer assez de progestérone pour contrebalancer les effets des oestrogènes ou des androgènes.

Q. Qu’est-ce que la progestérone?

R. La progestérone est une hormone stéroïde produite par les ovaires chez les femmes et les testicules chez les hommes. Les glandes surrénales (chez les deux sexes) en produisent également tout au long de notre vie. La progestérone est reconnue comme un précurseur de la plupart des autres hormones, notamment du cortisol, de l’androstenedione, des oestrogènes et de la testostérone. Cela veut dire que le corps peut s’en servir pour fabriquer ces autres hormones en cas de besoin. Avant la ménopause, les femmes fabriquent la progestérone surtout à partir des ovaires, dans les deux semaines suivant l’ovulation (phase lutéale) à raison de 20 à 30 mg par jour.

Q. À quoi sert la progestérone?

R. Le rôle le plus connu de la progestérone est celui qu’elle joue dans la gestation (c’est de là qu’elle prend son nom). Mais cela n’en fait pas pour autant une hormone « féminisante ». Au contraire, la progestérone ne confère pas de caractéristiques sexuelles et autant les hommes que les femmes peuvent l’utiliser à cause de son autre fonction vitale, qui est d’assurer l’équilibre hormonal. Entre autres, elle sert à contrebalancer les effets potentiellement nocifs des oestrogènes, particulièrement leurs effets cancérogènes. La dominance en oestrogènes est un problème que les femmes de tout âge peuvent éprouver et qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. La progestérone peut également aider à assurer l’équilibre des hormones androgènes et c’est pourquoi les crèmes transdermiques à la progestérone sont de plus en plus utilisées par les hommes.

Q. Qu’est-ce que la dominance en oestrogènes?

R. C’est le Dr John R. Lee qui est le premier à avoir utilisé le terme « dominance en oestrogène ». Il s’en est servi pour décrire la situation créée par un manque de progestérone pour contrebalancer les oestrogènes. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il y a un excès d’oestrogènes, mais simplement que ces derniers ne sont pas contrebalancés par la progestérone. Dans ses ouvrages (voir références), le Dr Lee fait remarquer que bien des femmes à la préménopause présentent des symptômes de dominance en oestrogènes, mais cela n’empêche pas les médecins de leur prescrire des oestrogènes, ce qui entraîne souvent des problèmes de plus en plus graves de santé, surtout pour les femmes qui n’ont pas d’utérus et par conséquent ne reçoivent pas d’ordonnance de progestérone (soit bio-identique ou synthétique).

Les principaux symptômes de la dominance en oestrogènes sont :

- Allergies (asthme, urticaire, éruptions cutanées ou congestion des sinus);

- Affections auto-immunes (lupus, etc.);

- Sensibilité des seins, nodules ou kystes aux seins;

- Dysplasie cervicale;

- Pieds et mains froids, métabolisme lent (dysfonction de la thyroïde);

- Diminution de la libido;

- Dépression accompagnée d’anxiété ou d’agitation;

- Yeux secs;

- Augmentation de graisse corporelle, surtout à l’abdomen, aux hanches et aux cuisses;

- Affection de la vésicule biliaire;

- Perte des cheveux;

- Maux de tête, rétention d’eau, ballonnements

- Incapacité de se concentrer; perte de mémoire

- Augmentation de la coagulation du sang (accroît le risque d’accidents cardio-vasculaires);

- Menstruations irrégulières, ou trop abondantes;

- Irritabilité, sautes d’humeur

- Insomnie, fatigue excessive;

- Perte de masse osseuse préméno-pausique

- Syndrome prémenstruel

- Fibromes utérins; hyperplasie de l’endomètre (risque de cancer).

La dominance en oestrogènes (qu’il s’agisse d’oestrogènes d’ordonnance ou des oestrogènes produits par notre corps) est un facteur reconnu dans le cancer du sein, des ovaires, de l’endomètre (utérus) et de la prostate.

Q. La progestérone peut-elle protéger contre les cancers hormonodépendants?

R. Nombre d’études scientifiques ont prouvé que tel était bien le cas. Dans son rôle pour contrebalancer les effets des oestrogènes, et surtout de l’oestradiol qui est l’oestrogène le plus stimulant pour la multiplication cellulaire (donc potentiellement cancérogène), la progestérone « neutralise » ces effets en particulier au niveau de l’utérus pendant le cycle menstruel. Mais on a également démontré qu’il protège du cancer du sein, et des études récentes laissent présager que ce rôle protecteur peut s’étendre à d’autres organes du corps, entre autres à la prostate chez les hommes. Cependant, il est très important de noter que ces propriétés appartiennent à la progestérone bio-identique, et non pas à la progestérone non bio-identique (ou acétate de médroxyprogestérone) qui n'existe pas dans la nature.

Q. Quelle différence y a-t-il entre la progestérone bio-identique et la progestérone synthétique?

R. La définition maintenant acceptée des hormones dites « naturelles » est qu’il s’agit d’hormones « bio-identiques » aux hormones produites par le corps humain -- par conséquent, on peut dire qu’elles sont « naturelles » aux êtres humains. Par contre, la définition acceptée de « synthétique » est qu’il s’agit d’hormones non bio-identiques, donc d’invention humaine. Cette différence est d’une importance capitale, car les hormones non bio-identiques sont en réalité des « imposteurs hormonaux » qui ont la capacité d’occuper les récepteurs cellulaires destinés à nos hormones naturelles mais qui ont des effets différents que ceux que prévoit la nature. Par exemple, la progestérone synthétique (connue aussi sous le nom de « progestines » ou de « progestatifs ») n’a d’autre rôle que d’empêcher l’hyperplasie de l’endomètre chez les femmes qui prennent des oestrogènes et qui ont leur utérus. Mais à part ça, cette substance fait tout le contraire de la progestérone naturelle bio-identique car elle accroît presque tous les problèmes de dominance en oestrogène, entre autres au niveau de la coagulation anormale du sang (risques de thrombophlébites, d’embolies pulmonaires et d’accidents cardio-vasculaires). De plus, alors que l’on sait que la progestérone est indispensable à la survie du foetus, les progestines peuvent causer des fausses couches et posent un risque accru d’anomalies congénitales si une femme prend ces substances pendant qu’elle est enceinte. (Il faut se souvenir que la progestérone synthétique non bio-identique est présente dans la majorité des pilules ou injections contraceptives.)

Q. Trouve-t-on la progestérone naturelle bio-identique dans les plantes?

R. Non, aucune plante ne contient de progestérone identique à celle que l’on trouve dans le corps humain. Les plantes contiennent un précurseur à la progestérone (et à d’autres hormones stéroïdes), qui s’appelle la diogénine. Cependant, d’après les chercheurs (biochimistes et médecins) qui ont étudié cette question, ce précurseur ne se transforme pas en progestérone dans le corps humain. Il faut donc faire cette transformation en laboratoire. À cause de la similarité entre la molécule de diogénine et la structure moléculaire des hormones stéroïdes, c’est la façon la plus directe, simple et économique d’obtenir des hormones bio-identiques. C’est pourquoi toutes les hormones bio-identiques qu’il y a sur le marché aujourd’hui (cela comprend les oestrogènes, la progestérone et même la DHEA) sont d’origine végétale, tirées du soya et de l’igname sauvage du Mexique. Par contre, il y a aussi des hormones non bio-identiques qui sont d’origine végétale, dont l’acétate de médroxyprogestérone! On part de plantes comme le soya ou l’igname sauvage, mais plutôt que d’obtenir une hormone dont la structure moléculaire est bio-identique, on pousse la transformation plus loin pour obtenir une configuration d’invention humaine et donc en faire un imposteur hormonal. Ce qu’il faut retenir est ceci : peu importe l’origine des hormones de remplacement, l’important est d’utiliser des hormones de remplacement identiques à celles que notre corps fabrique. Si elles sont identiques, notre corps peut s’en servir et les métaboliser très efficacement. Sinon, ce sont des imposteurs qui auront toutes sortes d’effets secondaires car notre corps aura beaucoup de mal à les métaboliser.

Q. Y a-t-il des avantages à utiliser la diogénine à l’état naturel?

R. Oui, car à l’état naturel la diogénine est une source de phyto-estrogènes. Les phyto-estrogènes sont des substances actives dans les plantes qui ont la capacité d’agir dans notre corps comme des oestrogènes doux (semblables à l’oestriol, qui est le seul oestrogène que notre corps produit et qui n’a pas d’effet stimulant sur les cellules). Selon le Dr Henri Joyeux (voir références) ils peuvent avoir un rôle préventif très important en faisant concurrence à nos oestrogènes plus stimulants comme l’oestradiol pour occuper nos récepteurs cellulaires d’oestrogène. Ils peuvent également servir à l’équilibre hormonal pour la même raison. De plus, ils peuvent avoir un rôle pour appuyer les glandes surrénales qui deviennent les principales sources de progestérone produite par le corps à la ménopause. Cependant, même si des autorités comme le Dr Joyeux s’attendent que les phyto-oestrogènes pourraient avoir un rôle semblable à notre oestrogène au niveau de la préservation de la masse osseuse, les suppléments présentement disponibles (crèmes ou comprimés) n’ont pas la capacité de la progestérone naturelle bio-identique pour aider à stimuler la fonction ostéoblastique et augmenter efficacement la masse osseuse.

Questions fréquemment posées par les utilisatrices de crème à la progestérone bio-identique :

À quelle augmentation de la densité osseuse puis-je m'attendre, si j'utilise la progestérone bio-identique? Le Dr John Lee a mené une étude clinique auprès de 100 femmes postménopausées âgées de 38 à 83 ans, et il a pu démontrer que 97 % d'entre elles ont connu une régénération de 5 à 40 % de leur densité osseuse au cours des 6 à 48 mois qui ont suivi le début de l'utilisation. Certaines femmes ont même atteint jusqu'à 105 % de la structure osseuse moyenne d'une femme de 35 ans. Les fractures pathologiques sont tombées à zéro chez les femmes de ce groupe.

Quels effets secondaires l'utilisation de la progestérone bio-identique provoque-t-elle? On n'a publié aucun compte rendu d'effets secondaires importants causés par la progestérone bio-identique. Selon quelques rapports, certaines femmes ont eu des saignotements mineurs au début de l'utilisation pendant un ou deux cycles menstruels, mais ceux-ci ont cessé au troisième. Le corps n’utilise que la progestérone dont il a besoin et tout excès est facilement éliminé (contrairement aux hormones synthétiques).

J'ai 52 ans et je prends du Premarin depuis quelques années; j'ai aussi des migraines depuis ce temps-là. Que se passe-t-il? Le problème, c'est que les médecins ne semblent pas se soucier assez des effets secondaires, des dangers et des contre-indications de leurs ordonnances. Le Dr John Lee donne l’exemple suivant : « L'une de mes patientes est allée voir son gynécologue pour un examen général. Elle lui a mentionné qu'elle avait sauté un cycle menstruel, mais qu'elle ne souffrait d'aucun symptôme. Comme elle avait « l'âge » (elle avait 49 ans), son gynécologue lui a prescrit du Premarin. Elle a commencé à avoir de 2 à 3 migraines par mois. Alors, il lui a prescrit un médicament contre la migraine. Quatre ans plus tard, quand elle est venue à mon bureau, elle avait toujours ces migraines. J'ai tout simplement remplacé graduellement le Premarin par la progestérone bio-identique, et ses migraines ont disparu. »

J'ai 60 ans. Il y a quinze ans, j'ai subi une hystérectomie. Depuis, je prends du Premarin. Je fais maintenant de l'ostéoporose! Que faire?

Le Dr Lee explique dans ses ouvrages (voir références) que lorsque les médecins pratiquent une hystérectomie, ils prescrivent généralement du Premarin à leurs patientes. Mais ils négligent de leur donner aussi de la progestérone, car ils sont convaincus qu'un femme sans utérus ne court aucun risque de cancer de l'endomètre en prenant de l'estrogène. Nous devons cependant prendre soin de nos os, et la progestérone est très importante pour leur régénération. Il ajoute : « J'ai découvert qu'un grand nombre de mes patientes qui avaient subi une hystérectomie et qui ne prenaient que du Premarin souffraient d'ostéoporose. Il vaut mieux utiliser une crème à la progestérone bio-identique, modifier votre régime alimentaire, faire de l’exercice et prendre un bon supplément de calcium et de magnésium.

Je prends de l'estrogène et le Provera. Dois-je arrêter tout d'un coup, ou graduellement?

Le Dr Lee conseille aux femmes qui sont à la ménopause et qui prennent un supplément cyclique d’estrogène, de diminuer la dose de moitié dès qu’elles utilisent la crème à la progestérone. Étant donné que la progestérone, au début, sensibilise les récepteurs d'estrogène, il est important de baisser la dose d’estrogène de moitié. Sinon, vous pourriez avoir une augmentation des effets de l'estrogène, y compris des saignotements. Après quelque temps, baissez la dose d’estrogène encore, mais très graduellement. Certaines femmes peuvent cesser complètement l’estrogène, car leur corps, par voie des tissus gras, en produit suffisamment pour contrôler les chaleurs. Toutefois, d’autres femmes doivent continuer à prendre un peu d’estrogène (il recommande une crème vaginale d’estriol).

Pour ce qui est des progestines (Provera, Duphaston, Primulut, etc.) cessez de les prendre dès que vous commencez à utiliser la crème à la progestérone. Je n’ai constaté aucun problème lorsque j’ai conseillé ceci à mes patientes. La progestérone bio-identique remplace sans difficulté les progestines. Si possible, faites-vous suivre par un professionnel de la santé qui connaît l’hormonothérapie naturelle.

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